Le MJS, première organisation lycéenne de France, qui dénonce la suppression de postes dans l’éducation nationale : 50 000 postes depuis 2002, 11 200 pour la rentrée 2008 et la réforme du Bac Pro, s’est activement mobilisé dans le mouvement lycéen en Touraine. Les jeunes socialistes ont voulu de différentes manières apporter leur soutien à ce mouvement ; organisant des diffusions massives de tracts dans plusieurs lycées (Paul Louis Courrier, Balzac, Descartes, Grandmont, Laloux, Baillet, Nadaud, Jean Monnet, Vaucanson, Choiseul, Rabelais à Chinon et Alfred de Vigny à Loches) en partenariat avec l’UNL, organisant aussi des réunions et des points d’informations. Le MJS a entre autre joué un rôle moteur dans la mobilisation grandissante des lycéennes et lycéens. 600 mardi 22 Avril, 1 000 le 24 Avril, on décompte plus de 1 600 lycéens dans les rues de Tours mardi 29 Avril ; les militants du MJS peuvent se féliciter de ce résultat qui nous l’espérons fera revoir sa copie à Mr Darcos. 0 pointé au gouvernement, le MJS et les lycéens ont les mêmes mots à la bouche : « priorité à l’éducation » ! Car toutes les mesures prises par le gouvernement actuellement participent d’un mouvement de régression que nous ne pouvons laisser aboutir. Déjà, à la rentrée 2007, l’assouplissement de la carte scolaire condamnant l’idée d’un égal accès pour tous à une école de qualité était un choix grave ; le gouvernement autorisant en fait la sélection des élèves par les établissements et négligeant la mixité sociale. Si les lycéens sont aujourd’hui dans les rues de France, si les militants du MJS les y rejoignent, c’est bien pour montrer que le gouvernement fait le choix de la concurrence mais aussi des suppressions au détriment du service public d’éducation. Nous dénonçons la politique budgétaire de l’éducation nationale qui se résume à moins de postes d’enseignants et plus d’heures supplémentaires à distribuer. Désormais, les chefs d’établissement peuvent à peine assurer leurs enseignements obligatoires. Des options, des postes sont supprimés dans les domaines aussi bien artistiques, linguistiques que techniques ou scientifiques.
L’éducation reste le dernier outil d’émancipation et de protection, un outil nécessaire à la jeunesse pour construire son avenir et son autonomie. C’est pourquoi le Mouvement des Jeunes Socialistes refuse de rester les bras croisés à constater l’école de la République devenir le parent pauvre de la France. Nous refusons d’être la génération sacrifiée !
Une refonte globale est possible et doit se faire en concertation avec l’ensemble du monde éducatif et doit être au service de l’éducation et répondre à ses besoins. Nous invitons professionnels de l’éducation, parents d’élèves, militants ou membres d’organisations politiques et syndicales à rejoindre ces mouvements et plus particulièrement celui du jeudi 15 mai contre la casse du service public de l’éducation nationale.
Par Clémence Dauphin
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